Quand Carol Ann Brewer rédigea
le premier standard du Pixie-Bob en 1989, son but était de
décrire un chat qui ressemblerait à la fois à
Pixie, cette chatte à l'aspect sauvage qui était à
l'origine de la race et au Coastal Red Bobcat, petit lynx roux dont
le territoire s'étend, sur la côte Ouest des États
Unis, de la Colombie Britannique jusqu'à la Californie.
Commentaire du premier
standard basé sur la chatte "Pixie":
Yeux:
Ils étaient sans aucun doute le trait physique le plus important
de Pixie et la première source d'inspiration de Carol Ann
lorsqu'elle entrepris de définir ce à quoi devrait
véritablement être le pixie-bob: petits, mi-clos, assez
enfoncés et à demi recouverts par des sourcils broussailleux
rappelant ceux du lynx.
Menton:
Pixie avait un menton large et très charnu, recouvert
de poils touffus et assez longs, ce qui lui donnait un air sauvage.
Cette caractéristique est plus sensible dans certaine lignées
que dans d'autres et si un éleveur utilise dans son programme
un chat sans ce type de menton, il lui sera presque impossible de
le retrouver dans les générations suivantes. Sans
ce menton, l'apparence du pixie-bob est grandement modifiée.
Nez:
Pixie avait une incurvation importante entre les yeux qui lui amplifiait
la bosse au milieu de son nez. Ce trait pour le moins inhabituel
renforçait l'aspect unique de son son visage. Le cuir du
nez de couleur brique, était plus large que celui du commun
des chats. Le pixie-bob utilise son nez comme le ferait un limier,
reniflant tout dans un nouvelle maison avant de s'installer, ainsi
que tout objet inconnu.
Oreilles:
Les oreilles avaient un grande importance dans l'allure sauvage
de Pixie, avec une base profonde en forme de coupe assez inusuelle
chez le chat domestique, et de longs plumets noirs sur les extrémités
arrondies. Les oreilles ne sont pas plantées sur le haut
de la tête, mais un peu plus bas, légèrement
orientées vers les côtés.
Tête:
Pixie avait une magnifique tête en forme de poire qui était
unique d'après Carol Ann. En cherchant des images du lynx
de la région Pacifique Nord Ouest, et même du continent
tout entier, elle s'aperçut que c'était une forme
récurrente dans toutes les sous-espèces de lynx. A
cette époque, 50 points furent attribués à
la tête car sans la recherche de l'expression sauvage, il
ne pouvait pas y avoir de Pixie. Carol Ann se rendit d'ailleurs
vite compte que c'était le trait le plus difficile à
conserver de génération en génération.
Certains juges TICA trouvèrent ces 50 points excessifs. Mais
alors qu'ils voyaient de plus en plus de pixie-bob, ils constatèrent
que sans les yeux couverts, le menton charnu et les oreilles profondes
avec plumets, un chat, même avec une sublime robe sauvage,
ne ressemblait pas à un pixie-bob, mais à n'importe
quel chat tacheté.
Corps:
Le pixie-bob est un chat de taille moyenne à grande, avec
un corps rectangulaire. Le trait le plus recherché par les
éleveurs est la ligne de dos unique formée par de
larges omoplates bien écartées lune de l'autre, suivies
d'un creux important derrière les épaules qui remonte
graduellement jusqu'aux hanches proéminentes, un peu comme
chez le quarter-horse. Même avec la remontée graduelle,
les pattes arrières ne sont que légèrement
plus longues que les pattes avants.
Pattes:
Elles sont longues avec une ossature solide et se terminent par
des pieds larges, avec des doigts charnus et un poil touffu qui
s'écartent quand le chat marche. La polydactylie est optionnelle
et ne donne pas de point supplémentaire, mais elle est appréciée
par beaucoup. Les chats polydactyles utilisent leurs pieds plus
larges à leur avantage, notamment pour grimper.
in:
The Incredible Bobcat
Hybrid Newsletters - editeur: Carol Ann Brewer
Couleur
et type de robe: En partant de la bande la plus près
de la peau, on voit un base couleur gris souris, qui doit impérativement
être présente chez un chat d'exposition. La bande suivante
donne la couleur de fond, le roux chaud qui forme la robe, et qui
peut aller du beige au feu en passant par le roux clair, le roux
foncé ou le brun clair. Toutes les tonalités de brun
sont acceptées. La bande suivante est de couleur plus foncée.
C'est elle qui compose le motif de la robe. La tacheture est subtile,
faire de petits points et atténuée par un léger
ticking silver qui est dernière bande. Ce ticking change
avec les saisons, plus prononcé l'hiver que l'été.
La fourrure comporte un sous
poil doux, semi-dense en hiver. Le poil peut être un peu plus
près du corps pendant l'été, mais il ne devra
jamais être plat. Il doit céder légèrement
sous la main quand on le caresse et se redresser pour reprendre
son apparence originale.
Queue:
Elle doit évoquer idéalement la queue d'un lynx. N'importe
quel chat ayant une queue allant de 2,5 cm au trois quarts de la
longueur d'une queue normale peut être inclus dans les programme
d'élevage. Mais il n'y a que ceux ayant une longueur qui
va de 5 cm jusqu'au jarret qui peuvent être admis en jugement.
La queue ne doit pas être trop courte et donner l'impression
que le chat est sans queue, ni être trop longue, sous peine
de donner l'impression qu'on a à faire à un chat domestique.
De nos jours, les éleveurs
préfèrent les chats nés avec une queue naturelle
d'une longueur équivalent à celle du jarret, ou un
peu plus courte. Ce sont les chats qui donnent par la suite les
meilleurs longueurs de queue. Cependant, si les chatons sans queue
sont rares, les chatons à queue longue sont un peu plus courants.
Le comité d'élevage conseille aux éleveurs
de ne pas inclure les chatons à queue trop courte dans les
programmes, mais plutôt de les stériliser et de les
garder comme chat de compagnie.
Les irrégularités
et les noeuds sont autorisés.
La queue n'est
pas l'essence de la race, mais la cerise sur le gâteau. La
véritable essence du pixie-bob se situe dans son apparence
sauvage que lui confèrent son visage et son expression, son
grand corps musclé, son pelage roux et tacheté, l'ensemble
se terminant par une queue de lynx.