Le
travail mené par des éleveurs de l'État
de Washington
Ce
qui est récent , c'est le travail mené par
quelques éleveurs de l'État de Washington
pour repérer cette race, lui procurer un standard,
la stabiliser dans son look fabuleusement sauvage et un
caractère merveilleusement doux, intelligent, calme
et réfléchi, et la faire reconnaître...
Carol
Ann Brewer, la fondatrice de la race, et aussi mon amie,
me conta les débuts de son travail... En voici
quelques extraits:

photo © Pascal
Blat
"
C'est au printemps 1985 que j'acquis le premier
chaton. Je lisais souvent le journal, toujours à
la recherche d'antiquités. Je tombais sur une annonce
parlant d'un chaton avec de grosses pattes. J’ai
aussitôt appelé le propriétaire, parce
que j’avais eu une fois un chaton avec de grosses
pattes quand j’étais jeune, et j’avais
très envie d’en ravoir un. Mon mari m’emmena
chez la dame, près de l’Autoroute de Mont
Baker. Elle s’appelait Donna Sofie, je la voie encore
de temps en temps. Elle me montra une portée de
cinq chatons, née d’une mère couleur
classique tabby et qui avait une queue courte, et qui,
de plus, était polydactyle. Les chatons étaient
magnifiques ; tous spotted tabby dans des tons brun rouge,
certains ayant du blanc sur les pieds. Je suis tombée
amoureuse d’un mâle polydactyle des 4 pieds,
ayant aussi une queue courte. Il avait une sœur magnifique,
plus large que lui, dépourvue de blanc. Mais je
trouvais que le blanc sur les pieds des polydactyles les
faisait paraître encore plus larges… Alors,
c’est lui que j’ai choisi. J’ai demandé
à Donna qui était le père. Elle dit
que son mâle était dehors. Je n'arrivais
pas à le croire. « Tu laisses ton chat courir
dehors ? ! » Ne va-t-il pas se faire tuer dehors
avec autant d’animaux sauvages, de voitures et de
je-ne-sais-quoi ? ! » Elle affirma qu’il ne
courrait aucun danger à ce qu’elle sache,
et que de toutes façons, nous n’arriverions
pas à le voir, même si elle l’appelait.
Bon, enfin, j’ai continué d’insister,
et après elle a finalement dit : « Je ne
sais pas qui est exactement le père. Mais Belle
était sortie de la maison et nous l’avons
entendue se battre avec quelque chose dans la grange et
avons pensé qu’il s’agissait d’un
bobcat. Elle était blessée. Nous l’avons
rentrée et deux mois après, elle mettait
au monde ces bébés. Balivernes, me suis-je
dit, mais je vais prendre le chaton quand même.
Vraiment, je ne croyais pas un mot de son histoire. Elle
me demanda 75 dollars… Seul chat que j’ai
jamais payé dans le programme. Je l’ai appelé
Sacha. C’était un garçon merveilleux,
surprenant, même parfois étrange lorsqu’il
grandit. Cet été là, nous retournâmes
en Alaska, vers les îles du sud-est, travailler
pour le Forest Service, campant, comme toujours nous l’avons
fait. Le travail marchait si bien que nous décidâmes
de rester jusqu’à Noël. Nous avions
monté notre propre abri et habitions avec les loups
et les ours comme voisins. A la nuit tombée, les
loups entouraient notre maison faite de rondins de bois
et ils chantaient toujours la même chanson, chaque
loup chantant son propre couplet, jusqu’au bout
de la nuit.

photo ©
Mat
Hayward
Voilà
comment Sasah a été élevé, courant
librement au coeur de l'Alalska sauvage avec notre famille.
Comme Noël s'apporchait, nous commencions à
faire nos cartons pour partir. Sasha était introuvable.
Nous avions un avion à prendre dans la ville la plus
proche et le temps était parfait pour le vol. Nous
DEVIONS prendre ce vol parce que nous devions ensuite prendre
le prochain pour pourvoir être de retour chez nous
pour Noël. Sasha refusait de se montrer (et je savais
qu'il le faisait exprès!). Alors, en larmes, je partis
avec ma famille pour rejoindre le Sud pour les vacances
de Noël. Je demandais à quelques personnes que
nous connaissions dans un camp tout proche s'il pouvait
surveiller Sasha. Mais je ne pensais pas qu'ils le feraient.
J'étais malade d'inquiétude: le sachant sans
abris, il allait être mangé par les loups.
Lorsque nous fûmes arrivés à Bellingham,
j'appelais les gens du camp pour savoit si quelqu'un l'avait
trouvé et en effet, le mari était sorti et
avait trouvé le petit plaisantin. Ils l'envoyèrent
par avion à Kelchikan où un ami le récupéra
pour l'envoyer à Seattle. Quand le brouillard permit
au vol d'avoir lieu, enfin, nous pûmes récupérer
notre garçon. Oh... Je lui en voulais, mais dans
le même temps, j'étais si heureuse. Mais, si
avant il était une créature à moitié
sauvage, il était revenu plus sauvage que jamais
à présent.
Sasha
était difficile à garder dans la maison. Il
faisait tout pour s'échapper dehors. Il était
insaisissable, et en fait n'a jamais été un
chat très affectueux. Il pouvait contourner la maison,
ramper... toujour seul.. Il n'était pas ce que j'appelle
un chat familier. Ca c'est sûr.
Un
jour de l'hivers 1985/1986, alors que je lisais une fois
de plus le journal, je tombais sur une annonce concernant
un chat trouvé au Mont Baker... C'était un
mâle large avec un queue courte et les gens qui l'avaient
trouvé demandaient à ses propriètaires
de venir le récupérer. La petite annonce parut
durant ... Raconte Carol Ann
Brewer à ceux de ses amis proches qui lui demandent
les débuts de l'histoire du pixiebob...
©
Copyright Carol Ann Brewer & Nathalie Bent